J’ai rebâti une partie d’un mur en pierre à la chaux NHL3.5, l’autre partie du mur est hourdé à la terre. Sur ces murs je souhaite faire une surélévation en ossature bois section 45x220, hauteur max 3.2m au faîtage
Je me pose la question de comment faire l’arase, je partais dans l’idée de faire un béton de chaux NHL 5 sur 15 cm d’ép, mais j’hésite maintenant à le faire en béton armé au ciment, ou batichaux de st astier.
Je sais qu’ il faut éviter le ciment dans le bâti ancien. Mais je doute de la résistance des cheville de fixation pour l’ossature bois, dans un béton de chaux …??
Et faut-il attendre au moins 1 mois pour fixer l’ ossature bois dans l’arase ou peut on le faire bien avant ?
Des dires de st astier, le batichaux est formulé avec un ciment plus naturel sans adjuvant et donc plus perspirant. Pas sur que le faire soi même un ciment lafarge ( plus raide) ou autre soi donc le mieux pour un bati en pierre …
Bonjour,
J’ai réalisé ce type d’ancrage pour une surélévation en ossature bois de 45x220 sur un mur en pierres de 55cm.
Je me suis posé beaucoup de questions également mais comme j’ai banni le ciment de mon chantier (sauf le ciment prompt ponctuellement), nous avons réalisé une arase en chaux NHL5 / sable / gravier 5/15 et en y intégrant quelques pierres du mur existant.
J’ai ensuite fixé la lisse basse avec une bande d’arase dessous et je l’ai ancrée en scellant dans ma tête de mur (à travers la lisse basse) des tiges filetées en D18 de 33cm de long (pas de foret béton plus long sous la main) au ciment prompt. 1 ancrage tous les 80cm/1m dans mes souvenirs.
Effectivement, il s’est passé 2-3 mois entre le coulage de l’arase et l’ancrage de la lisse basse. Selon la saison, je te conseille toi aussi d’attendre quand même un délai suffisant.
Si tu veux plus de détails sur mon projet, ou des photos (si je les retrouve !) n’hésite pas à me contacter.
Guirec
Merci d’avoir partagé ton retour d’expérience.
Tu confirmes mon 1er choix, c’est l’idéal.
J’ai eu un technicien de chez st astier, lui m’a préconisé plutôt un bâtichaux mais m’a quand même affirmé que la nhl5 fonctionnerait bien aussi.
De toute façon je me dis que l’effort à l’arrachement serait plutôt subi par les rangs de pierre situe sous l’arase, qui sont hourdés à la terre, non ?
Bonne idée, les tiges filetées scellées bien profondément au prompt, j’étais partie de façon classique sur des ancrages cheville mécanique ou chimique sur l’épaisseur de l’arase.
Tu as fait ces travaux il y a combien de temps ?
Je veux bien un partage de tes photos, merci
je m’incruste (1 ans après), je suis intéressé pour voir les photos du projet.
Je suis confronté au même problème : je vais rehausser une maison dont les mur sont en pierre et mortier de chaux bâtard de 55cm large. La rehausse (1.80m) sera en poteau poutre.
Comment encrer les poutres de la base (peut-on les appelées lisse basse ?) au sommet des murs ? J’ai eu plein d’avis avec tout et sont contraire.
Donc j’ai retenu les meilleurs conseils :
petite arase à la chaux pour rattraper le niveau général des mur,
doubler les poutres de la base (boulonnée entre elles) pour repartir la charge sur l’épaisseur du mur,
fixation de la poutre intérieur par des chevrons tout les 1,50m environ, vissés sur le coté de la poutre et qui descendrait contre la face intérieur des murs et spitté dans ceux-ci, je compte doubler les murs intérieurs donc on ne verra plus les chevrons
Si tu peux me donné un retour et des photos ce serait top!!
Je vais remettre le nez dans mes archives photos pendant les vacances scolaires et je rajouterai un peu d’illustrations dans ce fil.
Si tu pars sur de la belle charpenterie traditionnelle avec un poteau-poutre en chêne, ne pas hésiter à consulter les traités de charpente de Barberot par exemple, dont les nombreux croquis sont souvent riche d’enseignements. En te renseignant sur les pans de bois, tu trouveras certainement de bonnes idées, parfois plus simples que ce que l’on imagine (i.e. le poids de la structure en chêne et sa reprise perpendiculaire par les angles / un mur de refends, suffit à se passer d’ancrage !).
D’une manière générale, les pans de bois, qu’ils soient extérieurs ou intérieurs, sont à rez-de-chaussée, établis sur un petit mur variant de 0,50 à 1 mètre de hauteur, suivant les matériaux employés et la nature du sol, de manière à préserver les bois contre les causes de destruction résultant de l’humidité.
La figure 207 nous montre un ensemble qui donne des exemples des différents éléments composant ce genre d’ouvrages. Comme nous l’avons dit, pour parer aux effets désastreux de l’humidité, ce pan de bois est assis sur une maçonnerie qui l’isole du sol. Immédiatement sur cette maçonnerie repose la sablière basse sur laquelle sont assemblés à tenon et mortaise les poteaux, écharpes, tournisses et potelets qui forment le pan de bois à rez-de-chaussée.