Notre projet d’autoconstruction est en cours de finalisation avant le dépôt du permis de construire.
En résumé, ossature bois méthode GREB, toit plat végétalisation extensive, panneaux photovoltaïques et thermiques, récupération d’eau de pluie, le tout en Eure et Loire.
Notre question porte sur la potabilisation de l’eau de pluie provenant de la toiture végétalisée.
La plupart des projets sont en bac acier avec filtration macro/charbon/µm + UV ou membrane.
Ici, avec la végétation, nous risquons d’introduire un plus grand nombre de particules fines due au substrat et la vie de la plante (rejets, insectes, champignons, que sais-je) à la différence d’une surface plate.
Qu’en pensez-vous ? Avez-vous un retour d’expérience à ce sujet ? un conseil ? une étude scientifique est-elle disponible à la lecture (il n’y a pas pléthore sur le sujet) ?
Je ne recommande pas la toiture végétalisée : c’est assez contraignant et risqué pour l’isolation, et elle nécessite beaucoup de matériaux importés, comme la pouzzolane. Mais ce n’est pas la question. Pour l’eau, je pense que ça ira : l’eau de pluie est de base polluée et je suppose qu’elle le sera moins après son passage dans la toiture végétale. En revanche, il faudra tout de même la laisser décanter, car elle va forcément se charger de poussière, surtout au début. Cela dit, je ne suis pas expert du sujet.
Pas de soucis pour moi. Pierre l’ecolo sur utube en dit pas mal sur le sujet.
Nous avons mis une toiture végétalisée sur notre maison avec 3 cuves de 5kl pour la potabilisation des eaux pluviales. L’inconvénient est que nous avons besoin d’eau surtout en été et la terre retiendra les 5 a 10 mm qui tombe en cette saison. Pour palier à cela, nous avons végétalisée que la moitié sud de la toiture. https://share.google/TA0syxJkmGBTBW6My
Par ailleurs, elle contribue à l’isolation de la maison. Les pics de chaleur sur une toiture ardoise monte les températures à 80 degré sur ce matériau. C’est quand même con car on recherche a ne pas dépasser 20 degrés en intérieur. Ça fait un delta de 60 degrés à gérer par le complexe isolant de la toiture. C’est énorme!
Sur une toiture végétalisée, s’il fait 40 degrés au soleil, il fait 35 degré au niveau de la toiture. Il n’y a plus que 15 degrés à gérer dans le complexe isolant de la toiture.
Parmi d’autre arguments en faveur de la toiture végétalisée, je citerai l’aspect esthétique.
Belle construction ! Je suis preneur du retour de la qualité de votre eau (bien que subjective sans vraie analyse) quand vous aménagerez. Nous envisagions aussi en effet de ne végétaliser que la moitié de la toiture. Bonne continuation !
J’ai perdu la référence exacte, mais il me semble que récupérer l’eau de pluie issue d’une toiture végétalisée n’est pas recommandé. Lors de son parcours sur le toit, elle se charge en polluants divers.
Sauf environnement très dégradé, l’eau de pluie est plus propre que l’eau de ville. Elle sera plus adaptée à une potabilisation que l’eau qui aura ruisselé sur un toit végétalisé.
N’importe quel toiture isolé a un bien meilleur déphasage / atténuation, pendant une canicule la couverture ardoise avec laine de bois ce comportera mieux que la toiture végétalisée avec isolant PU.
De plus l’isolation n’est en général pas biosourcer. La bio diversité en ville oui mais sinon ca n’a qu’un faible impact.
Là où il y a le vrai intérêt c’est sur la rente tion d’eau, je pense que ça peut rentrer en compte pour la diminution du volume d’eau a stocker avant égout pour le calcul de gestion des eau pluviales et réduire ou annuler l’usage d’un puisard ou mare de rétention.
C’est le cas dans la métropole de Nantes qui impose une rétention de 16 litres par m2 de surface imperméabilisée, sachant qu’un toit végétalisé n’est pas considéré comme tel. Gérer ses eaux pluviales | Nantes, ville et métropole
Je ne sais pas si ces règles sont locales ou nationales. Se renseigner auprès du service de l’urbanisme de ta commune.
Dans notre cas, la commune ne dispose pas de réseaux publics pour les eaux de pluie.
Il nous faudra faire soit un épandage, soit un puisard en fonction du test Nasberg que réalisera l’entreprise pour la G2.
Merci pour les liens, très intéressant. Ici aussi dans notre cas, la campagne est à 360° et l’éventuelle pollution urbaine est assez loin.
Nous envisagions 4 cuves de 7500L chacune et deux pans de toiture distincts.
La première végétalisée extensive sur l’habitation se déversant dans 2 cuves (+ trop plein dans le jardin).
L’usage sera pour l’arrosage, la machine à laver et le reste ne nécessitant qu’une filtration grossière.
La seconde autoportante avec gravillon calcaire/pouzzolane sur le garage/careport dans les 2 autres cuves (+ trop plein dans le jardin).
Cette fois l’usage sera pour la potabilisation, cuisine et douche.
De cette façon j’espère avoir un bon compromis entre usage et filtration.
J’espère ne pas trop me faire de nœud au cerveau…
Je vous invite à aller sur notre page Facebook où vous trouverez QQ photos du complexe de notre toiture.
La toiture végétalisée n’est en effet pas un isolant mais en tout cas elle n’augmente pas la température de base contrairement à une couverture ardoise ou bac acier.
Notre complexe de toiture comprend une lame d’air ventilé de 8 cm sous le platelage qui accueille l’epdm. Ensuite nous avons entre 1.15 mètre au sud et 45 cm au nord d’isolant paille en vrac tassée à 100 kg/M3. Bon courage aux calories qui souhaitent entrer ou sortir par le plafond
Oui et non : la toiture terrasse (végétalisée ou non) apporte un risque très important de condensation des lors qu’elle est conçue en “toiture chaude “, c’est à dire sans lame d’air ventilée au dessus de l’isolant. Les complexes sont vraiment à étudier dans le détail et se passent très difficilement de polyuréthane pour une partie du complexe. Il y a eu énormément de dégâts sur ces ouvrages, parfois au point de mettre en péril l’intégrité structurelles quand les ossatures bois sont au milieu de l’isolant.
Ces toitures chaudes sont vraiment à étudier très sérieusement avec un bureau d’étude compétent