[Rénovation] Dalle bois ou dalle chaux sur hérisson ventilé ?

Bonjour,

Je rénove une maison en pierres (1 siècle d’âge) comportant 3 niveaux : un RDC, un 1er étage et un grenier (combles perdues). Au RDC, la surface intérieure au sol est à peu près de 45 m², qui se répartissent en :

  • Une pièce de 20 m² dont le plancher est une dalle ciment de 10 cm d’épaisseur directement coulée sur le sol en terre. A priori nous n’allons pas toucher à ce plancher ;

  • Une pièce de 9 m² dont le plancher est une dalle ciment de 5-7 cm d’épaisseur directement coulée sur le sol en terre ;

  • Une pièce de 18 m² qui est déjà décaissée (voir photos plus bas).

Ma question porte sur les 2 pièces (9 + 18 m²), qui vont être à terme décaissées sur 45 cm sous le sol fini.

Durant l’automne et l’hiver, l’air intérieur est chargé en humidité, d’autant plus que nous n’habitons pas la maison et qu’elle n’est pas chauffée. la pluie provoque des remontées d’eau dans ces pièces avec des flaques qui apparaissent, et de l’eau qui remonte par capillarité dans les murs. Nous envisageons d’installer un drain autour de la maison pour gérer les eaux de pluie et éviter au maximum cette humidité et ces infiltrations.

Comme annoncé dans le titre, dans la réalisation des planchers, j’hésite entre une dalle bois sur un petit vide sanitaire (15-20 cm de hauteur au minimum) et une dalle chaux-pouzzolane sur hérisson ventilé ; sachant que ces dalles seront traversées de réseaux (eau, évacuation, électricité).

J’ai un faible pour la dalle bois parce que nous avons déjà une partie du bois (solives en chêne de plus de 50 ans), que le coût me semble moins élevé que la dalle chaux, avec moins de manutention, mais je crains les conséquences d’une humidité tenace et des difficultés techniques de réalisation, d’autant plus avec les traversées de réseau.

J’ai l’impression de manquer d’éléments tangibles me permettant de faire un choix raisonné et judicieux.

Voici quelques photos :

Merci de votre attention.

Bonjour,

La dalle bois, c’est chaud ! Vu le contexte humide (plain pied, remontées capillaires) je te le déconseille. Ce serait envisageable sur un vide sanitaire bien ventilé, ce qui risque d’être insuffisant avec le drain. Le surcoût éventuel lié à la dalle chaux t’écarte du risque de devoir la refaire quand le bois sera humide voire moisi.

Perso, je ne prendrais pas le risque.

Bon courage pour tes travaux (surtout le décaissement) !

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Merci pour ton retour @julien44 . Tu vas dans le sens d’une prise de risque minimum. Mais à mon sens, et pour me faire l’avocat du diable, si j’évite tout contact du bois avec l’humidité - par exemple bande résiliente entre le bois et toute partie du mur susceptible d’être mouillée, je suppose que le risque de voir se développer des champignons est écarté.

Si dalle bois, il va falloir plus que 15cm de vide sanitaire (de mémoire le DTU demande minimum 30 ou 40cm minimum ? A confirmer). Et une ventilation mécanique forcée puisque les ouvertures risquent d’être petites. Au tarif de l’élec actuel, pour 2x15w en continue (je dimensionne ça au pif) ça fait 60euros par an. Plus l’investissement dans le matériel de départ. Bon, c’est pas tant que ça tu me diras ! Mais faut aussi penser à la maintenance courante en plus. Au risque en cas de panne prolongée. A l’efficacité limitée dans le temps des drains périphériques, etc…

L’humidité dans ton vide sanitaire sera à la fois liquide et gazeuse. Ton bois aura beau ne pas être en contact avec l’eau liquide, il baignera dans le bain gazeux d’air humide. Il sera donc humide et attaquable à mon sens.

Moi, à ta place => hérisson à base de matériaux non capillaires => dalle maçonnerie

Et réfléchir à la composition des murs pour l’évacuation des remontés capillaires contre lesquelles on ne lutte pas vraiment, on apprend à faire avec : )

Et tu pourras faire une super mezzanine avec tes solives de récupération : D

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Merci @Louis_CHARAF ! Bon, donc Dalle chaux : 2-Dalle bois : 0… Je comprends tes arguments. Pour ce qui est de la ventilation, il y a trois entrée d’air déjà existantes dans la pièce principale (on les voit sur les photos), et une ancienne cheminée que j’envisage d’utiliser comme conduit d’aération. Mais ce serait à créer dans l’autre pièce. Et ce n’est pas rien de faire des trous dans des murs de 60-70 cm d’épaisseur, autant par l’effort que ça exige qu’au niveau des risques de fragilisation des fondations.

Par contre, je pense que les remontées capillaires dans les murs seront limitées quand nous aurons drainé autour de la maison.

Et pour les solives de récupération, outre la mezzanine je pensais aussi à la possibilité d’un gros mikado…