Pose fenêtre isolation entre le dormant et la maçonnerie

Bonjour, je rénove un bâtiment existant construit en parpaing. Je vais faire de nouvelles ouvertures pour les fenêtres et après je ferai une ITE en paille. J’ai chercher des videos de pose de fenêtre en applique intérieure avec isolation extérieure mais je n’ai jamais rien trouvé sur l’isolation entre la maçonnerie et les dormants des fenêtres. Donc j’ai cherché des infos sur ce genre de pose et isolation sur la RT 2012 j’ai trouvé des schémas sur le guide RAGE du Grenelle de l’environment : https://www.proreno.fr/documents/menuiseries-exterieures-avec-une-isolation-thermique-par-lexterieur-neuf-et-renovation
C’est intéressant mais on ne parle que d’isolation en panneaux de polystyrène ou laine de roche.
Est ce que quelqu’un a déjà fais ça en liège ou autre matière naturelle? Si vous avez des schémas ou des videos de la façon dont vous avez posé votre isolant par rapport à votre maçonnerie et votre dormant, des conseils des idées. Merci pour votre aide

Bonjour,

si j’ai bien compris vous avez besoin d’un comprisbande et d’un joint PU, en général en rénovation ont met des comprisbande epais. Il faut vérifier la planéité et corriger si besoin.

Voici la réponse de mon assistant de norme, il y a beaucoup de chose mais ça peut vous intéresser. Mais je vous déconseille de passer par des calfeutrages qui ne sont pas fait pour.

Pose de fenêtres en applique intérieure avec ITE (Isolation Thermique par l’Extérieur)

1. Isolation entre maçonnerie et dormant de fenêtre

La norme NF DTU 36.5 traite précisément de la pose des fenêtres en applique intérieure, y compris dans un contexte d’isolation par l’extérieur (ITE). Ce document ne restreint pas les matériaux utilisés pour la zone d’isolation entre le dormant de fenêtre et la maçonnerie, tant que le principe de calfeutrement (étanchéité à l’air et à l’eau) est respecté, et que l’isolant offre une surface plane fiable pour la mise en œuvre des joints.

Détail des prescriptions :

  • Dressage obligatoire du support sur 12 cm de large à l’intérieur (parpaing ou béton) pour assurer la planéité et le recouvrement minimal de 13 mm du dormant sur le gros œuvre, quel que soit le matériau isolant choisi ensuite. L’épaisseur minimale de ce dressage est de 5 mm pour rattraper les irrégularités du support.

  • Calfeutrement : La zone du dormant (ou fourrure d’épaisseur) venant en applique sur le gros œuvre doit laisser la place au dispositif d’étanchéité. L’étanchéité est assurée typiquement via un mastic élastomère sur fond de joint ou une mousse imprégnée, indépendamment du type d’isolant. La largeur du dispositif doit respecter les tolérances indiquées dans la norme.

2. Compatibilité avec les isolants naturels comme le liège ou la paille

La norme ne donne pas de restriction sur la nature de l’isolant intercalé entre la maçonnerie et le dormant de fenêtre. Elle impose surtout des exigences d’étanchéité et de stabilité dimensionnelle :

  • Il est donc techniquement envisageable d’utiliser du liège expansé, du chanvre, de la fibre de bois, ou autres isolants biosourcés à la place du polystyrène, sous réserve du respect des largeurs, tolérances de pose, et performance de calfeutrement (même si ces matériaux ne sont pas explicitement mentionnés dans la norme, leur usage n’est pas interdit non plus pour cette zone).

  • Le support de la fenêtre (surface de contact entre le dormant et la maçonnerie/isolant) doit rester plan, stable, et durable, ce qui est tout à fait compatible avec un isolant rigide à base de liège ou de fibre de bois, à condition qu’il résiste aux compressions lors de la manutention et dans la durée.

3. Schémas et exemples de détail

La norme livre divers exemples en annexe, valables quel que soit le matériau d’isolation, à transposer dans votre cas pour la paille ou le liège :

  • Annexe F du NF DTU 36.5 : Exemples de pose avec ITE et illustration du calfeutrement principal par mastic ou membrane, montage des appuis, des bavettes et du recouvrement de l’isolant sur la maçonnerie. Les dessins de principe sont adaptés aux menuiseries bois, PVC ou alu, ils sont valables pour une structure maçonnée isolée en extérieur (même avec de la paille ou du liège en panneaux).

  • La mise en œuvre en applique intérieure avec l’isolant rapporté sur la maçonnerie fait que le point singulier à soigner est le joint périphérique (voir prescriptions des points 5.1 et 5.9 du DTU 36.5). Les calfeutrements doivent être faits sur base saine et indépendante de la nature exacte de l’isolant.

4. Points à surveiller et conseils pratiques

  • Toujours assurer la rupture des ponts thermiques autour du dormant, donc l’isolant (paille, liège…) doit venir en continuité avec le retour d’ITE et passer au plus près du dormant, sans perturber le plan de pose ni compromettre l’étanchéité résiduelle.

  • Veiller à ce que les calfeutrements soient compatibles avec les matériaux utilisés et qu’ils restent accessibles le cas échéant pour maintenance.

  • L’ordre d’intervention standard : pose des fenêtres selon réglementation DTU, puis finition avec ITE en veillant au recouvrement à la liaison dormant/isolant, finition avec bavette pour le rejet des eaux, etc..

  • La conception doit anticiper le positionnement de la bavette (en pente >3%), qui fera la liaison entre l’ITE, la fenêtre et l’appui, tout en permettant l’évacuation de l’eau.

Conclusion synthétique

La norme DTU 36.5 autorise pleinement la pose de fenêtres en applique intérieure avec ITE, quelle que soit la nature de l’isolant (minerale, synthétique ou biosourcé). Il est donc tout à fait possible d’utiliser des matériaux naturels comme le liège pour l’isolation entre la maçonnerie et le dormant, tant que le support est dressé et que le joint périphérique d’étanchéité est correctement dimensionné et mis en œuvre. Les annexes illustrent de nombreux cas de figure (avec et sans rejingot, avec appui reconstitué, etc.) transposables à ces matériaux.

Pour des schémas précis, référez-vous aux figures des Annexes D, E et F du DTU 36.5 (ne tenant pas compte du matériau, mais du principe de pose et de continuité d’étanchéité).

Merci beaucoup Julien pour cette réponse. Serait il possible d’avoir le lien de ce document pour avoir accès à l’annexe F car je viens de fouiller un peu sur le net et ne trouve que l’annexe A qui définie les régions climatique en France. Merci

Malheureusement il est payant et cher, Norme NF DTU 36.5 P1-2 , c’est pour cela que je les rends accessible via mon assistant dans la limite du legal, https://www.norme-assistant.com/ mais pour l’instant il n’y a pas les schemas et je ne suis pas sure que je puisse le faire.

Ok je comprend en tous les cas merci beaucoup pour ce retour.

Bonsoir,

Je suis étonné : pourquoi mettre des menuiseries au nu intérieur avec une isolation par l’extérieur ?

Si je ne me trompe l’isolation paille est assez épaisse et le mieux serait de placer la menuiserie en applique sur le nu extérieur pour qu’elle soit directement encadrée par l’isolation paille.

Regardez dans les règles de la construction paille ce qu’ils en disent.

Je veux les mètres en nu intérieur car je vais fixer dés volet en bois au niveau du nu extérieur du mur en parpaing,. Ils se rabattront sur les cotes des bottes de paille qui encadreront la fenêtre puis sur le mur en paille. Comme les vieux volets des bâtiments du 19 éme siècle de la région de Montpellier et Nimes où j’habite pour rester dans le style de la région.