Réponse 2:
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Pour l’étape 3, lors de la réunion de vendredi quelqu’un a dit « guidance weel » …
En cherchant, je suis tombé sur le site Guidance Wheel : outil d'aide à la décision pour une réhabilitation responsable .
L’objectif est de prendre chaque point est de « challenger » le projet en tenant compte de la nature du bien, de sa localisation, des contraintes et opportunités, mais également en tenant compte de la nature de ce que nos sommes, de nos forces et de nos faiblesses.
Cet exercice vise à déterminer plusieurs axes du projet pour mieux les anticiper.
Il ne s’agit pas d’une analyse détaillée mais d’embrasser l’ensemble du projet et les raisons de nos choix.
Il me semble important de savoir pourquoi nous choisissons telle ou telle approche pour pouvoir conforter notre choix lorsqu’il est mis en doute mais également pour le changer si les raisons qui le soutendent ont changées.
Interactions entre comportement, équipement et enveloppe :
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Comportement (et préférences)
Ventilation
Ma compagne souhaite ouvrir les fenêtres 10 minutes par jour pour aérer plutôt que de laisser une VMC double flux se charger du renouvellement de l’air.
L’hiver elle apprécie de sentir l’air frais rentrer et apprécie tout autant de fermer la fenêtre et se sentir au chaud.
Cette approche implique une perte de température mais également une simplicité technique, un coût de mise en oeuvre plus faible et pas ou peu de maintenance annuelle.
Pour les pièces humides, un simple extracteur d’air avec détecteur hygrométrique et une prise d’air à l’opposée seront mis en place (pour éviter le détalonnage des portes et placer les pièces atenantes en dépression).
L’été l’aération se fera certainement plus tardivement pour éviter que la chaleur ne rentre et reste piégée dans l’habitat.
L’apport d’air issu du puit canadien pourra rafraichir l’air chaud piégé (du fait d’une isolation par l’intérieur).
Pour l’été, idéalement, la mumière sera filtrée par des persiennes.
Génération
Nous souhaitons nous chauffer au bois mais n'avons plus l'âge pour manipuler 10 stères de bois.
Nous nous orientons donc vers le brulage de pellets.
Nous disposons aujourd'hui de cette solution depuis 5 ans. Nous en connaissons les avantages comme les inconvénients.
Pour des questions de résilience, nous préférons séparer les moyens de chauffage et de production d'eau chaude sanitaire.
Aujourd'hui nous utilisons un Chauffe-eau thermodynamique.
Il serait idéalement placé dans la chaufferie pour convertir les calories perdues de la chaudière en eau chaude.
Cela implique d'isoler la chaufferie.
Idéalement l'un de ses circuit de chaleur pourrait provenir de panneaux solaires thermiques mais il faut pouvoir les nettoyer sur le toit et, à défaut de stores ou d'une vitre qui se teinte si le panneau ne peut dépenser son énergie calorifique, il faut les vidanger l'été ou mettre sous pression le liquide caloporteur.
Une dernière solution pourrait être d'utiliser l'électricité des panneaux solaires pour alimenter le Chauffe-eau.
Nous ne souhaitons pas utiliser de climatisation.
L'apport d'air issu du puit canadien peut permettre de rafraichir l'air chaud piégé dans l'habitat (du fait d'une isolation par l'intérieur).
Le pont thermique du mur de l'étable apportera également de la fraicheur l'été.
L'hiver ce pont thermique sera partiellement contre balancé par un poêle et par le chauffage au sol.
Ce mur est isolé dans les chambres et salles d'eau.
Equipement
Ventilation
Ventilation par ouverture des fenêtres
Avantages
Aucun coût.
Idéalement, implique des ouvertures traversantes (Détalonnage des portes ou pouvoir laisser les portes ouvertes [sans qu’elles ne claquent]).
Possibles entre Sud et Nord, entre Sud et Est et entre sol et toit (via les vélux).
Pas idéal en période trop chaude ou trop froide.
Non pilotée.
Surventilation nocturne en été (nocturne naturelle ou mécanique en été)
Avantages
Aucun ou coût faible. Facile à mettre en place. Réduction potentielle des surchauffes estivales.
Si naturelle, implique des ouvertures traversantes (Détalonnage des portes ou pouvoir laisser les portes ouvertes [sans qu'elles ne claquent]).
Possibles entre Sud et Nord, entre Sud et Est et entre sol et toit (via les vélux).
Bruit potentiel et lumineux le matin
Non pilotée.
Idéalement
Piloter les vélux et les stores pour qu'ils se ferment lorsque la température de consigne est atteinte (sonde de température à placer dans la zone des chambres).
Pulser de l'air issu du puit canadien.
Attention à ne pas placer les bouches de sortie d'air au-dessus des lits.
Risque d'apport d'humidité mais ne serait utilisé que l'été.
Installation d’un système de ventilation naturelle assistée (extracteur basse pression, utilisant l'effet du tirage thermique).
Incompatible avec un poêle ou un insert
Installation d’une ventilation mécanique répartie (VMR)
Plus sobre en coût qu'une VMC centralisée (pas de réseau d'air et coûteux en installation et en maintenance)
Créé une dépression dans la pièce ventilée. Prévoir une arrivée d'air, sinon détalonnage des portes mais risque d'être incompatible avec un poêle ou un insert.
Perte de chaleur l'hiver
Idéalement utiliser l'entrée d'air issu du puit canadien.
Installation d’une ventilation mécanique contrôlée (VMC) simple flux (centralisée).
Implique un double réseau d'air (entrée, sortie), une cheminée sur le toit et une arrivée d'air.
Implique une maintenance annuelle et donc nécessite d'être accessible.
Risque de dépression incompatible avec un poêle ou un insert.
Perte de chaleur l'hiver, risque de surchauffe l'été en fonction de la situation de l'arrivée d'air.
Pour les salles d'eau si l'entrée d'air est issue de la chaufferie, prévoir les risques liés au NO et CO2.
Idéalement utiliser l'air du puit canadien (frais l'été et plus chaud que l'air extérieur l'hiver).
L'été, se combine bien avec la sortie d'air d'un chauffe-eau thermodynamique (qui pulse de l'air frais sec).
Installation d’une ventilation mécanique contrôlée (VMC) double flux
Implique un double réseau d'air (entrée, sortie), une cheminée sur le toit et une arrivée d'air.
Implique une maintenance annuelle et donc nécessite d'être accessible.
Cré des condensats qu'il convient d'éliminer.
Récupération de chaleur permettant une baisse de la consommation énergétique.
Equilibre des pressions et est donc compatible avec un poêle ou un insert.
Idéalement utiliser l'air du puit canadien (frais l'été et plus chaud que l'air extérieur l'hiver).
L'été, se combine bien avec la sortie d'air d'un chauffe-eau thermodynamique (qui pulse de l'air frais sec).
Génération
Amélioration du générateur de chauffage existant
Inadapté car cuisinière à bois et pompe à chaleur en milieu montagneux => à décommissionner
Installation d'une chaudière à condensation
Pas d'accessibilité au gaz de ville sinon via une cuve => inadapté à l'environnement et à nos convictions
Installation d'une chaudière biomasse (pellets) pour le chauffage et l'eau chaude sanitaire (ECS).
Implique une prise d'air et une évacuation sur le toit.
Implique un silo de 4 tonnes environ et de la place pour l'entretien de l'ensemble.
Implique un coût important, une maintenance annuelle, le vidage périodique du cendrier et le chargement périodique du silo (~360 €/tonne).
La prise d'air pourrait se faire dans l'atelier. Prévoir une grille pour éviter que des animaux n'accèdent à la chaufferie.
Attention à la position de la cheminée sur le toit pour ne pas salir les panneaux solaires.
Idéalement dissocier le chauffage de la production d'eau chaude sanitaire (question de résilience).
Installation d'une chaudière à micro-cogénération
Non applicable
Installation d'une pompe à chaleur aérothermique (air/air ou air/eau)
Non adapté au climat de montagne.
Installation d'une pompe à chaleur géothermique (eau/eau ou sol/eau)
Probablement non adapté à moins de rechercher et trouver une source d'eau accessible (localisation sur un plateau calcaire).
Implique un coût important sans garantie de résultat.
Installation d'un poêle à bois performant (bûches, granulés)
Implique une prise d'air et une évacuation sur le toit.
Réutilisation de l'évacuation du poêle de la salle à manger (mise en place d'un "Y").
La prise d'air implique le percement d'un mur avec pose d'une grille pour éviter que des animaux n'accèdent à l'habitat (diamètre et position à déterminer).
Attention à la position de la cheminée pour ne pas salir les panneaux solaires.
L'objectif de ce poêle est de limiter l'usage de la chaudière pour le chauffage aux mi-saisons.
Consommation de bûches de petite taille
Implique de la livraison de bois à placer sur la Drefia <= attention au vieillissement
Implique de l'outillage de coupe <= attention au vieillissement
Raccordement à un réseau de chaleur existant
Non applicable
Amélioration du générateur d'eau chaude sanitaire (ECS) existant
Remplacement du ballon actuel par un ballon lié à la chaudière biomasse, solaire ou thermodynamique (ou mixte).
Emission
Distribution
Régulation
Eclairage
Electricité
Enveloppe
Murs
Plancher haut/toiture
Plancher bas
Fenêtres
Portes
Cheminées
MVP :
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Must have
VMC simple flux (répartie ou centralisée)
Chaudière biomasse pellets (chauffage et eau chaude)
Should have
Puit canadien
Nice to have
VMC doube flux en lieu et place d’une simple flux.
Séparation de la génération d’eau chaude et de chauffage
Ballon thermodynamique.
Chauffe-eau solaire.
Chauffage solaire.
Mise en place d’un poêle dans le salon (incompatibilité potentielle avec une VMC simple flux)
A décommissionner :
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Cuisinière à bois de la cuisine
Pompe à chaleur
Ballon d’eau chaude (~80 litres)
A conserver :
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Plancher de la grange et de l’étable
Implique de les raboter afin de pouvoir les réutiliser
Implique de pouvoir y faire passer le réseau de chaleur basse température (comment est un point à voir)
Les pierres issues de l’ouverture du mur de la cuisine.
Réutilisation en extérieur
Points à lever :
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Fonctionnement de l’ensemble électrique lié aux panneaux solaires
Comprendre les contraintes et les opportunités.
Réutilisation du plancher de la grange et de l’étable afin d’en constituer un plancher chauffant
Voir comment créer un plancher chauffant sur les sols des pièces du rez de chaussée en tenant compte des huisseries en place.
Au pire, revoir les portes fenêtres de la cuisine et de la salle à manger ou ajouter une zone de chauffage haute température.
Voir ou passe l’alimentation électrique
Voir ou passe l’alimentation en eau
Si VMC centralisée
Voir comment placer le réseau d’air pour les pièces du rez de chaussée
Déterminer le diamètre des arrivées d’air des poêles, leur positionnement et leur sécurisation.
Outillage nécessaire :
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Découpe de bûches en 40 cm (tronçonneuse électrique)
Escabeau (accès à la Drefia)
Perçage 130 mm sur 65 cm minimum
Perçage 90 mm sur 65 cm minimum
Rabot électrique + Atelier ou faire rabôter le plancher par un professionnel
Interactions entre pièces :
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Eau
Cuisine ↔ buanderie
Evacuation des eaux usées
Implique un percement de 130 mm dans le mur de 60 cm
Alimentation en eaux
Implique un percement de 14 mm dans le mur de 60 cm
Buanderie <-> Salle d'eau
Evacuation des eaux usées
Implique un percement de 50 mm dans le mur de 60 cm
Alimentation en eaux
Implique un percement de 14 mm dans le mur de 60 cm
Electricité
A definir
Air
A definir