Isolation murs hétérogènes

Bonjour

Nous restaurons une maison en Sarthe composée d’une partie ancienne (XIXème) et une extension plus récente (60’s, brique creuses de 20 cm). Cette maison est inhabitée depuis 3-4 ans.
Dans l’idée, nous souhaitons isoler par l’intérieur et nous nous interrogeons sur les problèmes de condensation.

Concernant la partie ancienne les murs sont hétérogènes, suite aux différentes rénovation et reconstructions, tous avec la même pierre calcaire (pierres non taillée, assez durs tout de même, plus que du tuffeau) :

  • Une partie des murs d’origine est montée au mortier terre / chaux.

  • Tout le mur N-O a dû être remonté postérieurement avec un mortier beaucoup plus dur, à base de terre et certainement ciment (couleur grise, dure mais toujours à base de terre sableuse présente dans le coin) et enduit avec le même type de mélange.. L’entrée d’un ancien conduit de cheminée en brique a été comblé avec de la brique et du plâtre.

  • Une autre partie des murs a été remontée au béton “classique” (sable jaune / ciment) suite à des ouvertures dans les murs certainement en 1965 suite à la dernière rénovation et l’agrandissement des fenêtres.

  • Le sol de la maison sur cette partie est situé à environ 10-20 cm sous le niveau du sol extérieur. On peut observer quelques décollements de plâtre par endroit sur les 10 premiers cm.

Toutes les façades extérieures sont enduites (enduit ciment).
Le sol intérieur est sur une “dalle” (ou béton de propreté avant chape ?) en ciment d’environ 5 cm maximum, non ferraillée et pas réellement rattachée aux murs (non structurelle), et au-dessus une chape mortier béton de 5 cm environ. Sous la dalle, un “hérisson” couleur noire ressemblant à de la terre végétale tassée puis en dessous terre sableuse.

Le plancher haut (combles non aménagées que l’on gardera en espace tampon pour le moment au moins) est fait de quenouilles (torchis autour de fusées de bois) posées sur solives. Ce plancher est enduit avec du plâtre fibré ancien sur le dessous et avec un mortier terre chaux sur le dessus avec tomettes brutes. Sauf au niveau du mur N.O qui a dû être remonté postérieurement, où le sol du plancher est en brique creuse (environ 50 cm, entre le mur et la première solive et à l’emplacement de ce qui était certainement l’ancien conduit de cheminée).

Après avoir parcouru les forums, les différentes ressources (MOOC, Enertech, Association Arcanne…), lu le livre L’isolation thermique écologique… Il nous reste malgré tout de nombreux doutes sur la façon de procéder pour isoler ces murs.

La maison n’a jamais été isolée et ne présente pas de remontées capillaires majeures à première vue mais quelques traces tout de même par endroit sur une dizaine de centimètres (mur N-O notamment).

Les murs sont donc plus ou moins ouverts à la vapeur d’eau et surtout vont avoir des comportement capillaires différents. Les pièces d’eau sont situées dans cette partie de la maison.
Nous pensions isoler ces murs avec un système type Optima, isolant + pare vapeur hygro-variable afin de limiter l’entrée de vapeur d’eau dans le mur et permettre un assèchement par l’intérieur, vide technique créé par les appuis et BA13 classique pour la cuisine et hydro pour la salle de bain.

Pour les combles, nous pensions isoler ce plancher avec de la ouate de cellulose soufflée sur les tomettes + bottes de paille pour créer un chemin d’accès. Le grenier est bien ventilé.

Hormis le choix de l’isolant pour les murs (capillaire ou non vu l’hétérogénéité des murs et donc faible capacité de séchage extérieure sur certains), la liaison frein vapeur (FV) / plancher grenier, nous pose problème. Si nous pouvons coller le FV facilement sur les briques du grenier côté N/O, sur les murs perpendiculaires il va être difficile de faire la jonction avec le plancher en quenouille. De plus, les poutres étant perpendiculaires à ces murs sur une partie de la maison, les défauts d’étanchéité à ces endroits ne risquent-ils pas d’abîmer les nez de poutre à terme ?

Une autre option serait de créer un faux plafond, isoler sous le plancher quenouilles entre solives (entre 15 - 20 cm) et légèrement sous solives (5–10 cm) pour éviter pont thermique. On pourrait donc raccorder le FV entre mur et faux plafond. Cependant le plancher en quenouille étant irrégulier il va y avoir une lame d’air entre isolant et plancher quenouille (isolant ne sera pas collé au plancher quenouille partout avec risque de circulation d’air entre les deux et condensation ?

Une autre partie de l’habitation nous questionne également :
L’extension des années 65 à été montée dans la continuité de la cave ancienne et sur celle-ci.

L’ancien mur de la cave est monté au mortier terre chaux, enduit majoritairement terre chaux côté cave et extension. Une poutre soutient l’ancienne entrée de la cave. Le bout de mur dans sa continuité et sur le dessus donnant tous deux directement sur l’extérieur sont en briques creuses de 20cm.
Un plancher intermédiaire en poutrelle hourdis brique est intégré dans ce mur.
Nous pensions mettre un isolant capillaire ici car possibilité de séchage côté ext. et int. sur la majorité du mur, avec frein hygrovariable sur ce pan de mur, puis faire arrêter le FV sur le mur brique perpendiculaire avec cordon mastic. Ici, l’étanchéité à la vapeur d’eau et surtout à l’air risque d’être compromise par le hourdis qui donne en partie dans la cave et sur l’extérieur. Il y a donc un risque de concentration d’humidité à cet endroit.

Suite à cette longue présentation de la maison et de nos questionnements, auriez-vous un avis sur :

  • Mise en place d’un frein vapeur hygrovariable sur les murs avec isolant capillaire ou non et l’isolation du plancher haut par le dessus ou dessous (et quid du raccordement ou non du frein vapeur)

  • L’isolation de l’ancien mur de la cave.

Ceci est un message fleuve car nous avons essayé d’être le plus précis possible dans la description.

Merci et bonne journée !