Isolation combles rampants par l'intérieur

Bonjour,

Nous sommes en train d’acheter une maison tout en bois avec mon conjoint, sur laquelle il faudrait isoler davantage le plafond (rampant) car le propriétaire actuel, qui est charpentier et qui l’a construite, n’a mis que du multicouche.

On nous a conseillé de mettre de la fibre de bois ou laine de bois, de 20cm d’épaisseur en tout. En effet, la toiture est en bac de zinc posés à joints debout donc on ne peut pas y toucher, et on ne peut pas mettre une épaisseur plus importante car cela empièterait sur des fenêtres. Nous avons un premier devis, avec une épaisseur de 80mm qui serait posée entre les chevrons existants (cf photo), et une autre de 120mm entre les pannes. De ce qu’on n’a compris, l’artisan ne toucherait pas au lambris existant (apparemment difficile à retirer comme il a été posé avant la charpente apparente). Mais un conseiller France Rénov’ nous a dit que ce n’était pas une bonne idée de laisser le multicouche en place dans le plafond car il empêcherait l’humidité de s’évaporer et elle resterait bloquée dans la laine/fibre de bois. L’artisan dit que non sans plus d’explications… Nous cherchons des avis-conseils à ce sujet…

Nous allons aussi voir un second artisan qui nous a proposé de nous accompagner pour faire cette isolation en chantier participatif, auquel cas il n’y aurait pas de garantie décennale. Est-ce cela vous paraît très risqué ?

Merci d’avance pour votre aide et bons chantiers à toutes et tous !

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bonjour ce n’est clairement pas une bonne idée de le laisser en place dans la mesure ou il est fermée à la migration de vapeur d’eau et c’est difficile à couper entre chevrons depuis le bas en ne laissant que le multi couche sur l’épaisseur des chevrons mais pas infaisable avec de la patience

Bonjour,

Ok merci beaucoup pour vos conseils. On a discuté avec l’ancien propriétaire/constructeur hier, qui dit qu’il a laissé une lame d’air entre les bacs zinc et le multicouche, et donc que pour lui il n’y a pas de problème si on ne retire pas le multicouche. J’ai eu un autre artisan au téléphone spécialisé dans les matériaux biosourcés qui dit aussi que c’est ok s’il y a de l’air au dessus du multicouche, et qu’on laisse nous-même un peu d’air entre le lambris existant et l’isolation qu’on va rajouter. Difficile de savoir à qui se fier quand on n’y connaît rien… :confused:

La valeur Sd (résistance à la diffusion de la vapeur d’eau) des produits d’isolation ACTIS dépend entièrement de leur fonction dans la paroi (pare-vapeur ou écran hautement perméable) :

1. Les produits pare-vapeur ou isolants étanches (Sd élevé)

Ces solutions intègrent une barrière qui bloque le passage de la vapeur d’eau afin de protéger la charpente ou l’intérieur des murs de l’humidité.

  • Triso Super 12+ / Triso Hybrid / Triso-Toiture : Sd > 200 m. Ils font office de pare-vapeur total et s’installent généralement du côté chaud (intérieur) de l’habitation.
  • donc vous comprendrez que c’est un produit entièrement fermé à la migration de vapeur d’eau et donc stocké la totalité de la vapeur d’eau dans l’isolant , et tres franchement créer une lame d’air sous les chevrons il faut m’expliquer comment ils pensent faire

Bonjour à tous,

Clara. Je suis artisan charpentier. J’ai commencé en réalisant des charpentes, des murs etc. Puis un peu d’isolation, de couverture, de la pose de pare-vapeur et là ! Bim, lacunes sur le sujet de la migration de la vapeur d’eau !

C’est un sujet complexe, qui n’intéresse pas forcément tout le monde. Donc, n’hésitez pas à vraiment réfléchir et vous aider d’outils.

Les outils peuvent être « ubakus », un fournisseur tel que « siga » (qui peut vous réaliser une étude de paroi, si vous passez par un professionnel) ou un « bureau d’étude ».

Concrètement, chez vous. Le bac zinc est posé sur volige, puis sur un lattage normalement dans le sens des chevrons. Une lame d’air est créée, c’est top pour la ventilation sous le zinc, et elle pourrait évacuer de l’humidité, si celle-ci arrive jusque là ! Et c’est ici que tout se joue. Votre produit multicouche, si il est fermé à la diffusion de vapeur d’eau, empêche la migration de l’intérieur vers l’extérieur…

Pourriez-vous nous donner le modèle exact de ce produit ?

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Bonjour,

Je ne sais pas la référence exacte du multicouche mais il est un peu apparent à un endroit je vais essayer de le prendre en photo ou trouver ce que ça peut être. J’ai eu beaucoup d’avis d’artisans, la plupart disent qu’il faut retirer le multicouche donc je pense qu’on va partir là dessus… Il y en a un qui vient visiter le chantier cette semaine donc on verra ses conseils sur place !

Il faut quelquefois mieux laisser quelques centaines d’Euros à un bureau d’étude et partir sur de bonne base. Trés trés peu d’entreprises sont formées à la migration de la vapeur d’eau. Et c’est une connaissance ou pour une fois la théorie (bien réalisée), est primordiale, Les connaissances empiriques sont souvent contre-productives.

Bonne isolation

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Bonjour Clara,

Je note que le complexe de couverture existant convient en termes d’étanchéité et de ventilation de la sous-face de couverture, mais pas en terme de résistance thermique.

L’idée d’ajouter une isolation par dessous se heurte au blocage de la vapeur entre la nouvelle isolation et la volige apparente. En effet, la volige et l’isolant mince constituent une barrière à la migration de la vapeur d’eau.

Deux solutions me paraissent envisageables pour assurer l’évacuation de la condensation :

1 - Perforation du lambris + isolant mince (avec un risque de détérioration de la couverture lors des travaux)
2 - Création d’un plénum ventilé entre l’isolant et le complexe de couverture (avec création d’ouverture de ventilation sur les façades).

Dans tous les cas le plafond à réaliser sera complété par une membrane pare-vapeur indépendante à installer côté chaud.

N’hésitez pas si ce n’est pas très clair.

Christophe.

bonjour Clara

je suis assez d’accord avec Christophe.l’isolant mince a une grande utilité pour le confort d’été en réfléchissant la chaleur solaire (et c’est désormais important). Retirer l’isolant entre les chevrons ferait perdre cette effet. Pour ventiler le complexe en dessous, je pense qu’il faut réaliser 4 découpes du multicouche sur une largeur de 10 cm environ, 2 au raz des murs et 2 de part et d’autre de la panne faîtière. Ce n’est valable que si la sous-toiture est faite en voliges (qui ne sont pas étanches) si c’est du panneau d’agglo ou de l’OSB, il faudra percer le mur et faire des lumières dans le faîtage. Je serais partisan de ne rien mettre entre chevron pour laisser un bon espace de ventilation et toute l’épaisseur de laine de bois en dessous complétée, bien sûr par un pare-vapeur qui peut être un film alu type thermobulle qui « réfléchit » la chaleur intérieure et qui peut être contre la laine de bois. Si vous pouvez monter l’épaisseur jusqu’à 250 ce sera mieux

*cordialement

bernard

Bonjour,

Merci beaucoup pour toutes vos analyses et conseils !

On a eu un peu plus de précisions du vendeur sur la conception de la toiture : il a mis, en partant de l’intérieur :

  • lambris apparent 12mm
    (- pas de chevrons/lame d’air mentionné ici mais c’est bizarre)
  • isolant multicouche
  • chevrons 12cm
  • volige 17mm
  • couverture zinc
    Il y a un vide d’air entre le zinc et l’isolant, de 12cm.
    La ventilation de la toiture se fait par le bas de la gouttière et par un closoir aéré au faitage.

Pour le moment on a un artisan qui préconise de percer le lambris existant et le multicouche avant d’installer la fibre de bois, pour que la vapeur d’eau de la maison puisse s’échapper par la lame d’air et ventilation à cet endroit.
Et un autre qui dit que cette solution risquerait d’amener de l’humidité de l’extérieur, et qui assure qu’il n’y aura pas de souci si on pose la fibre de bois sur le lambris existant et un pare-vapeur dessous.

Bonne journée !