Conception d'installations solaires thermiques "low-tech"

Bonjour.

Oui bien entendu, je ne cherche pas un BE, ni des réponses de cette ordre ici. Seulement échanger, pour trouver la bonne solution a mon projet et faire avancer les discussions pour aider les prochains.

Il y a déjà deux réponses concrètes de prix, un constat de résultats ( C’est top ce que tu annonces Fichatel), et un schéma d’installation. Ça fait avancer.

Seulement, est- ce le but de ton fils de discussion ?

Pour ma part, mon bâti sera bien isolé entre BBC et Passif. Et je cherche une solution pour ECS et chauffage.

Merci

Bonne journée

Voilà 2 photos avec des annotations pour tenter de comprendre quel tuyau fait quoi.

Le panneau est à l’extérieur (euh, oui, pas bête), et le ballon est à l’intérieur au plus prêt du panneau et avec une différence d’altitude de 1,4m entre le point haut du panneau et le point bas du ballon.

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Merci pour ces informations, ça va m’aider.

As-tu acheté le ballon d’occasion ? Comment choisir le modèle pour une pose horizontal en thermosiphon ?

Également, Y-a-t-il une pente minimum entre le haut du panneau et le bas du ballon pour un thermosiphon efficace ?

Merci pour tes réponses, et le temps que tu prends.

Bonne journée

C’est une évidence mais c’est toujours mieux de le dire, si c’est une pose en horizontal, il faut un ballon spécifique horizontal !

Celui que j’ai acheté est neuf et vient de chez Solaire Diffusion. L’eau sanitaire est au centre, et le circuit primaire est annulaire (tout autour). Et il n’y a pas de résistance électrique, donc besoin (en général) d’un ballon d’appoint monté en série.

Pour les recommandations pour que le thermosiphon fonctionne, voilà ce que j’ai appris et retenu :

Peu importe la pente, du moment qu’il n’y a pas de contre pente sur le circuit. Et une différence de hauteur de 1m minimum entre le bas du ballon et le haut du panneau. Et enfin, des distances les plus courtes possibles. Il semblerait que 10m cumulé soit un maxi communément admis. Mais cela dépend aussi des diamètres de conduits, des coudes éventuels, etc….=les pertes de charges.

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Merci pour ces informations, précieuses !

Bonne journée

Hello, j’ai réfléchi à ton système et j’ai une question : et la légionellose ?

Comme ton ballon solaire primaire n’a pas d’appoint, la température de ton stockage d’eau sanitaire varie entre 20°C et 40°C. Si tes besoins quotidiens sont faibles, l’eau peut rester longtemps dans ce ballon à cette température avant d’être utilisée, le renouvellement peut être faible et il l’est d’autant plus que tu es sobre : moins tu tires d’ECS, moins elle se renouvelle vite. Il est donc à craindre le développement de bactéries légionelles.

Cela est vrai pour ton ballon primaire, mais pas pour le ballon d’appoint, qui, je suppose, est constamment à une température plus élevée (typiquement 60°C).

Dans les installations publiques, il est interdit de stocker l’ECS à une température trop faible pour cette raison.

Il y a donc là clairement une contradiction entre sobriété (températures et débit faibles) et sécurité sanitaire.

Que t’a dit le vendeur du ballon (Solaire Diffusion) à ce sujet ?

Voilà quelques ressources :

Bonjour,

Voir STP ma remarque à Manudad sur la légionellose. Ton stockage est important (450 l) et le risque est possible. Qu’en penses-tu ?

Merci

Je me suis posé effectivement la question. Ce que j’ai eu comme info c’est que les cas de légionellose ont été constaté sur des installations avec des gros ballons (>300 litres), et dans des lieux publics ou commerciaux (saunas, piscines, …), et que le risque pour des volumes inférieurs et chez des particuliers étaient minimes.

De plus, j’ai un ballon de 30 litres qui lui chauffe à 60 degrés, et qui va détruire les bactéries….. sauf si je puise rapidement plus de 30 litres, puisque à ce moment là c’est l’eau du ballon solaire qui arrivera directement, sans avoir eu le temps de se faire chauffer par le ballon d’appoint.

Et enfin, j’ai lu quelque part que la légionellose ne se développait pas à partir de rien, mais il fallait qu’elle soit présente dans l’eau froide au départ.

Tout ça m’a fait accepter ce micro risque. Bon, si vous avez des arguments clairs pour me faire peur, je reste à l’écoute.

C’est pour moi la question ?

Non, je n’ai rien pour te faire peur, je voulais simplement m’assurer que tu avais connaissance du problème. Je ne suis pas du tout un spécialiste du sujet, mais je sais qu’il faut être informé.

Bonne soirée

Je voulais savoir si tu as connaissance du problème de légionellose, notamment parce que ton stockage est important. Sinon, simplement t’apporter une information à ce sujet.

Bonne soirée

Bonjour,
Oui je connais ce problème.

Il arrive que la T° de mon ballon descende assez bas en période grise (on allume la résistance dès qu’on passe sous 42°), mais dès qu’il y a un peu de soleil pendant quelques heures, la totalité du ballon remonte.

On est en Bretagne et on sait comment la météo est assez arrosée ici depuis quelques temps (donc nuageux). Quelques heures de soleil hier après-midi et mon ballon a finit la journée à 55° sur la totalité (sondes haute et basse), en partant de 29° en bas (arrivée eau froide).

En avançant vers le printemps, les T° max atteintes par le ballon augmentent aussi. Hier la T° du liquide caloporteur était de 65° au plus fort. L’été on stocke à 85-90° très régulièrement. D’ailleurs je baisse les T° de consigne l’été, car pas besoin d’autant d’eau aussi chaude.

Bonjour,

Après avoir lu une nouvelle fois ton document, et les derniers éléments dans cette discussion. Je m’interroge :

-Concernant la légionellose, le montage lowtech de ton document montre deux échangeurs a deux hauteurs différentes dans un même ballon. Quel système permet d’être sûr que l’eau tirée pour l’ECS va avoir était stockée a la bonne température pour éviter la legionnelle ? Lors d’un épisode moins ensoleillé par exemple.

-Tu parles d’autonomie très longue. Semaine ou mois ! Les capacités de l’eau son telles qu’elle pourrait conserver de la chaleur sur cette durée seulement en la stockant chaude dans un volume très isolé ? Le volume serait alors très important, tu évoques quelques m3.

Merci d’avance.

Bonne journée

Alors justement le système que je décris dans mon document permet d’éviter tout risque de légionellose. La raison est la suivante : l’eau chaude sanitaire est produite de manière instantanée (comme dans une chaudière gaz). Elle arrive froide (réseau extérieur) dans l’échangeur, se réchauffe dans celui-ci, puis sort chaude à ton robinet. Il n’y a donc aucun stockage permanent d’eau tiède dans un ballon, pour usage sanitaire. La chaleur est stockée dans le ballon, mais l’eau du ballon n’est pas l’eau sanitaire. L’eau du ballon sert seulement à stocker la chaleur, puis à restituer cette chaleur à l’eau sanitaire via l’échangeur. Je sais que c’est difficile à comprendre, car tout le monde connaît les chauffe-eau électriques qui contiennent de l’eau sanitaire. Mais ici, l’eau du ballon n’est pas l’eau sanitaire, c’est l’eau du circuit primaire, qui circule dans les capteurs thermiques.

La difficulté du système, cependant, est d’avoir un échangeur très puissant, capable de réchauffer très rapidement, par un simple passage, ton eau chaude avec un débit suffisant. Il faut donc avoir un gros échangeur. L’idée que je propose à l’expérimentation dans “mon” système est d’utiliser un ou plusieurs radiateurs de chauffage, que l’on trouve couramment d’occasion pour 50 €.

Ensuite pour le chauffage : dans “mon” système, l’échangeur du bas de cuve sert à récupérer la chaleur pour le chauffage; la température de 30°C (en moyenne) sert à alimenter un plancher chauffant (ou à air chaud pulsé).

Ensuite, sur la durée de stockage, je sais que quelques entreprises ont réalisé des stockages de chaleur longue durée (taux de couverture proche de 100%) voir notamment :

Le principe est d’utiliser un gros volume (quelques m3 pour une maison individuelle “passive”) très bien isolé.

Au plaisir

Bonjour,

D’accord, je comprends.

Vous auriez donc un circulateur ou pompe par circuit (un circulateur pour chauffer le ballon alimenter par le panneau photovoltaïque que vous décrivez, un circulateur pour le chauffage (avec un module de “régulation” pour gérer la température ?), et une pompe pour l’eau sanitaire actionnée par l’ouverture d’un robinet ) ?

Merci, je partagerai bientôt la conception de mon chauffage et ECS dans ma construction en cours

Bonne journée

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C’est (presque) ça :

  • un circulateur (alimenté par PV direct sans batterie) pour le fluide caloporteur qui traverse les capteurs et va dans la cuve; c’est une “eau morte”, une eau de chauffage qui n’est surtout pas consommable (antigel probable et impuretés du circuit et de la cuve)
  • un circulateur alimenté en permanence (soit par PV+batterie, soit par secteur 230V) pour le circuit de chauffage par le sol (ou les murs); la régulation de température de ce circuit chauffage se fait de manière classique par vanne 3 voies asservie
  • pour l’eau chaude sanitaire, pas de circulateur : c’est la pression du réseau extérieur qui pousse l’eau qui arrive à votre robinet, comme partout.

Bon courage et au plaisir

PS : le système que je décris (ballon à eau de chauffage) utilise le même principe que les systèmes de l’entreprise Heliofrance, qui propose le groupement d’achat solaire sur ce forum. Si tu vas voir le descriptif du ballon, ils indiquent bien que celui-ci contient de l’eau “morte”, et que l’eau sanitaire est produite de manière instantanée dans un échangeur dans le ballon.

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Le lien de téléchargement étant périmé, je remets ce document en partage public à cette adresse :

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Bonjour
Pensez-vous que l’on puisse mettre un radiateur seulement pour l’hiver avant le ballon pour cette eau morte qui fait un aller retour avec le panneau ?
Peu de production durant l’hiver c’est la résistance électrique qui prend le relais.
Merci

Tu veux dire que, pendant l’hiver, l’eau chauffée par les capteurs passe directement dans un radiateur eau chaude avant d’aller dans le ballon de stockage ? C’est possible, mais cela oblige à modifier les raccordements 2 fois par an. Je ne sais pas si j’ai bien compris.

Le système que tu décris utilise le même principe que les installations de SOLISART :

  • quand la production d’eau chaude solaire est suffisante, l’eau chaude circule en priorité directement dans le plancher chauffant
  • quand celui-ci est assez chaud, l’eau chaude solaire va réchauffer le ballon de stockage.

Mais pour que ça fonctionne, il faut un système de régulation (vannes pour changer les directions de l’eau chaude) très efficace et très bien réglé.

Quant à la production en hiver, l’idée est de sur-dimensionner le volume du ballon (sur-isolé) pour garder l’eau chaude pendant 3 ou 4 mois, pour éviter un appoint électrique.

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