nous avons un grand bâtiment dans le champsaur (05) à 860 m dont une partie est une ancienne bergerie voûtée avec des murs de 65 cm. Ce bâtiment originel a été agrandi du côté ouest et réhaussé de 1 étage plein + combles en maçonnerie moderne (parpaings de 20 cm + enduit ciment). Total environ 800 m2 de façade. Comment isoler au mieux en prenant en compte la double nature du bâti et le climat d’altitude. Le toit va être refait cet été avec isolation en bottes de paille.
si vous n’êtes pas gènés de perdre un peu de surface, je vous proposerais bien, tant que vous y êtes, d’isoler la partie parpaing en paille en 35 d’épaisseur ancrées dans le parpaings avec finition en enduit terre, si vous en avez sur place. Attention pour toute solution d’isolation par l’intérieur, il faudra casser l’enduit ciment et en refaire un à la chaux; Pour la partie voûtée il faudrait en savoir plus et surtout savoir ce que vous voulez faire dedans. Peut être ne rien faire pour l’instant
bonsoir bernard ! il est question pour l’instant d’une ITE, car sinon trop de pont thermiques, notamment au RDC avec les voûtes. Le perte de place avec des bottes de paille à l’intérieur est vraiment trop importante. Au RDC, tous les espaces sont communs : salon refectoire cuisine, salle polyvalente. la face sud du RDC recevra à terme une serre vitrée : il est donc prévu dans cette zone 1) de décrouter l’enduit ciment 2) de ne pas placer là d’ITE. si isolant bio-sourcé en ITE, comment traiter les pieds de murs ?
Bonjour !
En ITE, et en gardant un cohérence de matériau, vous pouvez aussi poser des bottes de paille de 22 cm (Biofib Paille ou Isol’En paille, par exemple), parfaitement adapté à l’isolation rapportée, ou moins épaisse encore la solution développée par Raphael Decle, en paille tressée de 12 cm.
Sur le bati ancien, cette dernière solution, moins épaisse serait plus adaptée, mais sans doute plus en intérieur ?
Les pieds de murs seront gérés avec des plaques de liège, qui peuvent être enduites, comme comme une ITE fibres de bois.
Merci du tuyau ! en effet, nous envisageons une ITE en botte de paille de 22 cm enduite. Justement la question est de savoir si cette solution est pertinente par ex au RDC, où nous avons du bâti ancien sans barrière capillaire. Souvent il est recommandé dans ces cas une correction thermique intérieure. Mais dans les zones où nous avons du parpaing, une ITE fait sens… y-a-t-il une possibilité / des expériences de gérer une transition ITE/ITI (correction thermique) par ex au niveau du 1er étage ?
Bonjour,
concernant l’absence de barrière capillaire, il faut être pragmatique. D’abord regarder s’il y a ou non des remontées. prendre un morceau de plastique transparent 50 x 70 env, le scotcher tout autour et au pieds du mur…attendre 4/5 jours en saison humide. S’il n’y a pas de buée ou de gouttelettes, c’est bon, la remontée est insignifiante. Sinon, il faut faire un soubassement isolant sur la hauteur de la partie humide, type liège (très cher) ou polystyrène extrudé (pas cher mais pas cool) en laissant un lame d’air entre le mur et lui, puis monter les bottes de pailles au dessus.
il est plus raisonable de faire une isolation extérieure homogène que mixer inter/exter, dans ce cas il faut compter des recouvrements des deux sur env 50 cm