J’aurais besoin de conseil dans ma réflexion concernant la modification de ma toiture.
Je souhaiterais gagner en hauteur sous toiture au niveau du bas de pente, et j’ai pensé a créé une rupture de changement pente dans le rampant de type coyau, passant de 55° à 23°, à 1.3m de l’égout, avec une tuile mécanique de type romane canal. Il y aura bien sûr un pare pluie
Qu’en pensez vous ? La tuile mécanique peut-elle accepter cette cassure dans la pente sans problème d’étanchéité ? Besoin de zinguerie ?
Sur le principe, les tuiles canal acceptent les pentes faibles.
Vérifier quand même selon la fiche produit du fabricant.
Il ne devrait pas y avoir d’infiltration à la brisure de pente si les recouvrements sont respectés.
Attention toute fois à l’orientation/exposition du pan de toit au vents dominants.
La tuile romane canal accepte minimum 23° dans la zone 2 ou je suis et sur rampant de moins de 6m.
Le recouvrement à la brisure doit être plus conséquent qu’ailleurs donc ? Cela va relever mon dernier rang de tuile avant brisure ?
Il est difficile d’avoir une info là-dessus, les fabricants ne communiquent pas avec les particuliers.
Oui il y aura bien un écran sous toiture.
La façade principale est exposée Sud, ni a t’il pas un risque d’infiltration que la ligne de brisure soit dans l’axe des vents d’ouest ?
Merci de vos conseils
L’idéale selon moi, serait d’avoir un changement de pente progressif, donc un changement d’angle à chaque rangée sur 3 ou 4 rangées ; la difficulté étant l’implantation des rangées de linteaux dans le plan de pose des tuiles.
Le calepinage sera incontournable.
Bien malin celui qui est en mesure d’évaluer un risque météorologique local à plus ou moins longue échéance, dans un contexte et une dynamique de dérive climatique qui consacre au delà de l’élévation moyenne des températures, une augmentation très marquée de l’amplitude des phénomènes extrêmes et de leur fréquence…
Haha, oui en effet je vous rejoins là dessus que faire donc …
Enfin si je suis votre conseil de régler le changement d’angle au fur à mesure de l’arrivée sur la cassure cela devrait aller, c’est une bonne idée. Merci
Le reglage de se changement de pente, peut se faire en surperposant des liteaux voir rajouter des calles sous liteaux ? ou alors il faut deja regler cette pente depuis les chevrons ?
Et changement de sujet…
Je suis en train de créer une ouverture sur un mur en pierre afin de poser une porte fenêtre, et je me pose des questions sur le seuil.
Poser en premier lieu un seuil préfabriqué avec continuité du rejingot sur le côté, et ensuite poser les jambages par-dessus ces relever de rejingot ?
Ou poser le seuil après avoir monter les jambages ? Avec une etancheite silicone + ciment
« Espérer le meilleur et se préparer au pire: c’est la règle. » Fernando Pessoa
« Le pessimiste se plaint du vent, l’optimiste espère qu’il va changer, le réaliste ajuste ses voiles » William Arthur Ward
Aussi, ma radicalité toute personnelle face à ces problématiques, a fini par transpirer sur mes prescriptions professionnelles.
J’écarte autant de fois qu’il est possible de le faire, les couvertures faites de petits éléments.
J’oriente sur des couvertures métallique (bac acier, zinc joints debout), en membrane EPDM nue (il en existe des blanches et c’est d’ailleurs la couleur d’origine d’un EPDM), protégée par minéralisation, ou végétalisée, ou alors en tavaillon de bois cloué ou lauze >5-7cm d’épaisseurs (ce qui j’en conviens n’est pas adapté à toute régions…
Justement, afin de rester conforme à la charte du forum, et aussi et surtout de rendre possible les résultats de recherche pertinents pour les lecteurs, je vous invite à créer un autre sujet.
Je me ferais un plaisir de vous y retrouver et de proposer un commentaire.
Bonne citation tres vrai
Je suis plutôt du genre optimiste anxieux ca va pas aider pour ce toit qui sort un peu de l’ordinaire
En effet j’avais pensé a une couverture joint debout, sur la partie basse qui a besoin de se relever sous toiture, ce qui donc supprimerait cette cassure sur mes rangs de tuiles.
Mais, le coût est plus élevé, je n’en ai pas les compétences sur ce type de couverture, car je souhaiterais au maximum faire la reno moi même.
Exit le bac acier pour raison esthétique et epdm pour raison ethique.
Et le tavaillon serait un très bon choix mais ne correspond pas à ma region, et je crois qu’il y a un certain savoir faire la dessus.
Pourquoi ne pas vous faire accompagner par un charpentier couvreur ?
Comme pour beaucoup d’ouvrages de construction en habitat individuel, ils sont en définitive accessible à des non-initiés bien renseignés, bien informés, bien accompagnés ; il s’agit d’être performant sur les seuls problématiques et points singuliers de votre projet, et non sur celles et ceux que proposent tout le spectre de la construction…
Merci pour le lien, mais malheureusement il n’y a personne de référencer du côté du parc périgord limousin
En effet j’ai juste besoin de conseils et accompagnement sur des points, détails particuliers.
J’ai fait appel à quelques professionnels qui doivent passer en septembre mais ça sera de l’ordre du devis…
J’ai l’impression qu’il n’y a pas vraiment de professionnel voir d’organisme tel que les castors qui accompagnent les particuliers dans leur rénovation, dans le sud ouest, Limousin ?
L’autoconstruction est un marché de niche pour ne pas dire d’ultra niche, cela demande de s’adapter à ces maitres d’ouvrages atypiques, cela demande de l’engagement, cela demande des qualités et compétences qui ne sont habituellement pas le ressort des professions de la constrcution, et cela demande presque toujours d’avoir un modèle économique qui repose sur d’autres activités car les auto-constructeurs sont souvent très contraints budgétairement.
Et il y a effectivement des territoires ou l’on ne trouve ni professionnels accompagnant, pas plus chez Twiza que chez les Castors…
Il m’arrivent d’accompagner des projets à l’opposé géographique de ma zone d’intervention habituelle (800km), quand les projets sont conséquents et/ou les missions complètes et/ou que les frais de déplacement sont acceptés d’être pris en charge.
Sachant que les auto constructeurs sont de plus en nombreux. Avec internet qui a démocratisé le faire soi-même, les nombreux tuto, forum, bouquins, qui décomplexifie les travaux.
Donnant l’impression que beaucoup de choses peuvent se faire sans un artisan. Rajouter à ça le prix des travaux de plus en plus chère qui devient difficilement accessible pour beaucoup de personnes.
Ce marché d’accompagnement, aujourd’hui de niche comme vous dites, devrait plutôt être en plein boom et avoir le vent en poupe.
Évitant bien des deboires et mal façons.
La part de l’autoconstruction dans la construction de logement (même individuel) est dans l’épaisseur du trait de crayon qui en dessine la courbe de ses évolutions. L’essentiel des auto-constructeurs étant avant tout des maitres d’ouvrages qui n’auraient pas les moyens de leur projet en execution professionnelle. Quand j’accompagne 1 projet local, le CMI du coin en sort de terre entre 15 et 25… et il n’est pas le seul à œuvrer.
L’essentiel de celles et ceux qui me contactent, le font une fois les difficultés rencontrées, une fois qu’ils sont dans des impasses techniques ou économiques. J’y découvre des projets qui n’ont en fait pas été étudié dans leur globalité et leur aspects singuliers, j’y découvre des ouvrages où seules les parties courantes ont été imaginées, et pas les points singuliers.
De l’étude à l’exécution en passant par la fabrication, les métiers de la constructions, tout comme en définitive presque n’importe quel autre métier, ne s’improvisent pas et ce n’est pas un tuto de 20mn qui permet quoi que se soit de qualité, au mieux disant économique, technique et calendaire, en la matière. Sans compter que si il est un domaine ou l’expérience compte pour beaucoup c’est bien dans les métiers de la construction.
La liturgie technique de la construction n’est en définitive pas nécessairement la bonne approche générique, d’autant que je ne connais aucune publication qui abordent tous les corps de métier à la fois. Si il est question de faire l’inventaire des publications disponibles à la librairie Eyrolles, je vous mets au défi d’être en mesure de faire le bon choix d’une publication ou d’une autre, si vous n’êtes pas à minima « initié ».
Sans compter que l’essentiel de ce qui est abordé en construction repose sur des disciplines élémentaires comme les mathématiques, la physique et la chimie, c’est dire si cela ne peut pas plaire ou convenir à tous le monde.
Se faire accompagner permet justement de s’approprier son projet et les techniques dont il a besoin pour son projet, et non d’être capable de tout faire, en tout lieux, en toute configuration et pour tout corps de métier…
Bonjour,
Apparemment, vous n’avez pas qu’un problème de couverture ! Comment ça tient côté charpente ?
Dans le principe, les coyaux sont posés sur les chevrons, qui eux même prennent appui sur le mur. Cela ne résoudrait donc pas votre problème de hauteur disponible en bas de pente.
Ce que vous voulez faite c’est une toiture avec changement de pente, c’est à dire avec des chevrons à 55° en partie haute, et des chevons à 23° en partie basse. Cela vous impose de placer une panne pour reprendre les deux cours de chevrons à la ligne de cassure, ou de placer cette ligne de cassure sur une panne déjà existante.
Je ne sais si votre toiture est adaptée à ce que j’avais envisagé pour une grande grange que finalement je n’ai pas achetée.
Mon projet: remonter la toiture de la hauteur de 3 parpaings, en la levant cm par cm en déplaçant un vérin d’1m à chaque fois et posant des cales. C’eut été long, mais simple.
Côté charpente c’est simplement des pannes de 3.5m de long entre 2 pignons pierre pour la partie gauche de la maison ( voir photo 1er post) et 2 ferme latine classique entre des pignons pierres, pour la partie maison principale.
La panne sablière serait donc rehaussé de 40cm environ pour créer la cassure de pente, et en effet je me servirai sans doute d’une panne existantes au niveaux de la ligne de cassure pour reprendre les chevrons, également je rajouterai des sur-chevrons, placer sur la jonction de cette cassure entre chevron pour amoindrir cette rupture de pente, avec coupe en sifflet.
Et qui ferait également office de contre latte dans cette zone, pour la ventilation sous toiture.
Qu’en pensez vous ? Besoin d’une explication plus clair avec schéma ?