Bonjour à tous,
Je suis nouvelle sur ce groupe. Je viens demander vos précieux conseils. J’ai repéré une parcelle avec cabane déjà en place. Le travail d’autonomie a été initié mais pas fini par le propriétaire actuelle et de mon côté je ne suis pas bricoleuse… je cherche une personne qui serait capable de m’expliquer ce que cela représente comme travaux à terminer pour pouvoir chiffrer. C’est dans l’Oise. Merci 
Carine
Bonjour Carine,
Dans les projets de construction, de rénovation, et même d’aménagement de cabane, c’est souvent le cahier des charges de l’occupant et l’enveloppe budgétaire disponible qui permet d’arbitrer la faisabilité et/ou les ouvrages qui pourront être réalisés, et comment.
D’un niveau de confort à l’autre (confort, même au sens le plus minimaliste), d’un ouvrage à l’autre, d’un procédé à l’autre, d’un choix de matériaux ou d’équipement aux autres, les écarts sont très significatifs.
Comment l’actuel propriétaire envisageait le projet ?
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Bonjour Jean Patrick
Je te remercie pour ta réponse. Le propriétaire actuel a bien initié le travail. Il y a une base : des cuves de récupération d’eau, une pompe, un panneau solaire, une installation « électrique », batterie… mais ce n’est pas fini (puit canadien, convertir électricité, pas de sdb ni wc, et en cette période de sécheresse les cuves sont vides. Je me pose la question de l’accès à l’eau et la finition des installations
C’est pour un projet d’autonomie en eau et en électricité ? No raccordé au réseaux ?
Donc « sous le manteau » pour ne pas dire au-delà de toute considération réglementaire urbanistique ?
Et vous voulez mon avis ? Et bien cela ne va pas s’arranger !
Donc si les cuves sont vides aujourd’hui, elle le seront souvent dans le futur.
Le stockage est visiblement sous dimensionné. Il n’y a peut-être tout simplement pas eu de réflexion, de quête d’information et de calcul (même de coin de table), pour évaluer le besoin de stockage au regard des capacité de récupération et en tenant compte de la dérive climatique
Ces choses là se regardent de près et en amont pour des projets d’autonomie.
L’accès à l’eau peut s’envisager
- par le réseau
- par la récupération d’eau de pluie et le stockage (surface de récupération / régime pluviométrique du lieu / évolution de ce régime dans un contexte de dérive climatique / capacité de stockage)
- par le captage ou pompage d’une nappe, d’un rejaillissement, d’un cours d’eau, directement ou avec un stockage tampon ; donc avec une connaissance des capacité de la source et de son évolution à venir, c’est à dire à la baisse de disponnibilité
- par le transport (citerne)
Convertir l’électricité, il est question d’estimer la capacité de l’appareil dont vous avez besoin, de l’acquérir et de le raccorder à l’installation.
Pour ce sujet vous avez tout intérêt à comprendre votre installation de bout en bout, car être autonome en matière d’équipement revient aussi à devenir autonome sur les choix, l’entretien, les réparations de cet équipement. Enfin il me semble que c’est aussi cela l’autonomie.
Pour la SdB et les WC, tout dépend de vos choix d’équipement sanitaire et de revêtement à minima pour les surfaces exposée au ruissellement.
La question de l’évacuation et du traitement des eaux usées se pose aussi.
Pour les eaux vannes, elles peuvent être substituer par des toilettes sèches, faut-il encore avoir un approvisionnement et un stockage à l’abri de copeaux sec, ce qui n’'est pas si évident. On voit plus souvent de la sciure verte de sciage que des copeaux sec, et de fait, le traitement épuratif est bien moins efficient.
Merci pour tous ces éléments éclairants 