Besoin d aide sur la faisabilité de la structure d une maison sous terre avec voute en boi

Bonjour à tous,
​Je prépare un projet d’éco-construction enterrée de grande dimension et j’aimerais avoir des avis techniques ou le retour d’expérience de personnes ayant déjà réalisé des structures similaires, particulièrement sur la gestion des poussées latérales asymétriques.
​Le projet en quelques chiffres :
​Dimensions globales : Voûte de 15 m de large (façade) x 6,50 m de profondeur x 4 m de hauteur maximale au sommet.
​Profil de la voûte : Forme en arc / quart de cercle, adossée au terrain. Crucial : La façade Sud est un mur porteur vertical (pas de contrebutage par le terrain), sur lequel reposent les arcs.
​Support / Appuis : Deux murs porteurs intermédiaires en béton banché + murs périphériques.
​Structure de la voûte envisagée :
​Arches en bois moisé (méthode Philibert de l’Orme).
​Dimension des arches : Arches composées de planches assemblées (épaisseur globale de 12 cm pour une hauteur de section de 30 cm).
​Entraxe : Une voûte/arc tous les 50 cm.
​Charge supérieure : Complexe d’étanchéité, isolation, drainage + jusqu’à 80 cm de terre végétale (soit environ 1,2 / 1,5 tonne/m²} selon l’humidité).
​Point critique de l’étude structure : La façade Sud verticale
​Étant donné que la façade Sud n’est pas contrebutée, la poussée horizontale au bas de chaque arc bois doit être entièrement reprise par la fondation de ce mur Sud.
​Question centrale : Est-ce que des longrines ou des voiles béton fortement armés en pied de mur Sud vous paraissent suffisants pour bloquer cette poussée, ou faut-il envisager des tirants d’ancrage transversaux ou des béquilles béton ?
​Mes interrogations :
​La section visée (12 x 30cm tous les 50 cm) vous paraît-elle crédible sous cette charge de terre ?
​Des recommandations sur le dimensionnement des fondations du mur Sud pour cette poussée spécifique.
​Des conseils sur le contreventement et l’aboutage des lames de bois.
​Si un bureau d’études structure, un charpentier ou un autoconstructeur chevronné passe par là et souhaite échanger ou me donner son avis, je suis très preneur !
​Merci d’avance pour vos retours et vos conseils

bonjour

à part les boisement des galeries de mine, je ne crois pas que le bois soit un matériaux adapté à construire enterré. L’étanchéité à l’eau s’oppose à l’évacuation de la vapeur d’eau et cela nécessite une ventilation mécanique permanente. D’autre part les variations dimensionnelles du bois en fonction de son hygrométrie vont créer des soucis de déformation par rapport aux appuis sur les refends en béton. Bref, pourquoi le bois et pas une voute en briques creuses?

cordialement

bernard

Bonjour Bernard,

​Merci pour ta remarque. C’est vrai que poser du bois sous terre demande une rigueur absolue sur la physique du bâtiment, mais le principe ici repose sur une séparation totale des rôles :

​Côté humidité : Le bois ne touche jamais la terre. Il est placé à l’intérieur de la coquille étanche (membrane EPDM + XPS + terre au-dessus). Il se trouve donc dans l’ambiance intérieure régulée du logement. La VMC gère l’hygrométrie ambiante comme dans n’importe quelle maison à ossature bois.

​Variations dimensionnelles : Le principe du bois moisé (planches croisées et boulonnées) bloque le jeu du bois. De plus, les liaisons sur les refends béton sont prévues avec des appuis déformables pour éviter tout point dur.

​Pourquoi pas la brique ? Principalement pour la tolérance aux mouvements et la simplicité de mise en œuvre en autoconstruction. Une voûte en briques de 6,50 m de portée demande un cintrement lourd sur toute la surface et tolère très mal les tassements différentiels sous 80\text{ cm} de terre. L’arc moisé bois/acier offre une souplesse structurelle bien supérieure tout en restant manipulable à la main